CONDUITE PAISIBLE DU PROCESSUS ELECTORAL

7 05 2011

Yayi sauve la démocratie Béninoise et évite le pire 

 Pourtant contesté par l’opposition qui lui reproche beaucoup d’imperfections et d’irrégularités, le processus de réalisation de la Lepi a été néanmoins conduit à son terme. Ceci grâce à l’implication personnelle du Chef de l’Etat qui a, du début jusqu’à la fin, joué plusieurs cartes. Tantôt médiateur, tantôt exigeant jusqu’à l’organisation de l’élection présidentielle du 13 mars qui s’est déroulée dans la paix et dans une transparence applaudie. 

Marcel ZOUMENOU 

Les pronostiqueurs du chaos et d’autres apprentis pyromanes doivent s’en mordre les doigts. La Liste Electorale Permanente Informatisée (Lepi) attendue par eux pour mettre le feu à la maison Bénin n’a pas tenu ses promesses. Elle a, au contraire, abouti à une élection présidentielle assez pacifique  à laquelle des millions de Béninois ont voté pour le candidat de leurs choix. Ce tableau paraît paradoxal et contredit toutes  les échauffourées qui ont précédé ce scrutin. On se rappelle que trois jours avant celle-ci, les opérations de ratissage des personnes dites oubliées par le processus de la LEPI et désormais prises en compte par la loi portant habilitation spéciale votée quelques jours auparavant par les députés ne se sont pas passées sans heurt. Dans maints arrondissements où elles se déroulaient, ces opérations ont montré des populations surexcitées, qui ont parfois posé des actes d’agression contre des forces de l’ordre venues les discipliner un tout petit peu. Ainsi dans ces deux derniers jours, près de 88.000 Béninois se sont ainsi fait enrôler. Mais ce nombre ne représente qu’une infirme partie de ceux qui ont été laissés sur le carreau par le processus. En dehors d’eux, plus d’un million d’autres Béninois n’ont pu avoir la très chère carte d’électeur ou le récépissé requis pour voter. Que feront-ils le jour du scrutin ? Telle est la grande interrogation. Ainsi privés de leur droit de vote, beaucoup craignaient qu’ils pouvaient manifester leur mécontentement  et mettre fin au scrutin dans plusieurs bureaux de vote. Mais curieusement, rien de tout ça ne s’est passé. Pour certains, c’est Monseigneur Isidore de Souza, vaillant artisan de la paix décédé un 13 mars qui a assuré la protection de l’ombre sur le Bénin. Et c’est ainsi que cette dernière étape de risque de tension a été surmontée grâce aussi au mot de décrispation du candidat Adrien Houngbédji qui a invité tous ses militants à aller aux urnes en contradiction au report qu’il sollicitait quelques jours avant avec neuf autres candidats. C’est l’aboutissement d’un long processus semé d’embûches et de soubresauts dans lequel le rôle du Chef de l’Etat aura été très déterminant. 

Yayi, le médiateur infatigable 

Tout est parti du vote de la loi N° 2009- 10 portant réalisation du Recensement Electoral National Approfondi (RENA) et établissement de la Liste électorale permanente informatisée(LEPI)  par les députés après un grand lobbying des organisations de la société civile. Mais quelques jours après les instincts égocentristes et les calculs politiciens  sont revenus à la charge. Les députés, en l’occurrence ceux de l’opposition qui ont voté, presque à l’unanimité pour cette loi, commencent  à apporter les premières critiques à la loi qu’ils ont votée,  il y a quelques jours. C’est dans cette logique de la contestation qu’ils ont commencé dès le début du processus de réalisation de la LEPI à dénoncer les failles et parfois même à saboter ce dernier. L’honorable Epiphane Quenum, qui dirigeait les opérations à l’époque, était devenu la risée de ces députés, bien qu’il soit aussi de l’opposition. Sentant le mal venir, le chef de l’Etat a pris son bâton de pèlerin pour boucler mais aussi consolider l’enveloppe financière nécessaire pour la réalisation de cet outil de développement. Partout où il passe, il met l’accent auprès des partenaires techniques et financiers sur l’importance de cette LEPI pour la démocratie béninoise. Il n’a pas prêché dans le désert puisque très vite, ces partenaires ont réagi par divers financements. Une fois cette difficulté surmontée, il s’est attaqué lui-même à gérer la crise politique qui prenait chaque jour de l’ampleur. C’est ainsi qu’il a initié un groupe de travail composé des acteurs de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile. Ce groupe de travail devait recenser tous les points de divergence et faire des propositions concrètes pour la sortie de crise et le retour du consensus nécessaire pour la réalisation de la LEPI. Ceci a été fait mais l’opposition a toujours une dent dure contre la LEPI. Habile, le président Boni Yayi a flairé l’ambition de l’opposition qui n’est pas de corriger les imperfections mais d’arrêter le processus. C’est là, qu’il s’est montré déterminé à soutenir l’aboutissement du processus en dépit des critiques et dénonciations de l’opposition. Et l’histoire semble lui donner raison puisque cette LEPI a permis d’avoir une élection  pacifique et dont les conditions de relative transparence ont été reconnues par la communauté internationale.  Il a su éviter également le vide constitutionnel dans lequel le pousse lentement et surement l’opposition qui a failli réussir à obtenir le report du scrutin pour la troisième fois après ceux du 27 février et du 6 mars 2011.      


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