EDITO

7052011

Yayi gagne, le Bénin aussi 

Le contre-pouvoir politique créé par la Coalition Bruno AMOUSSOU, Adrien HOUNGBEDJI, Sévérin ADJOVI, Lazare SEHOUETO,   Eric HOUNDETE, la famille SOGLO avec en tête du peloton le président maire de la ville de Cotonou Nicéphore Dieudonné SOGLO, n’a pas porté ses fruits.  Sous la dénomination l’Union fait la Nation, ses politiciens avaient en projet la démolition totale du président Boni Yayi qu’eux-mêmes ont aidé à élire à plus de 75% des suffrages  exprimés  en 2006. Pourtant, depuis sa prestation de serment à Porto Novo il y a cinq ans, le président Boni Yayi s’est transformé en architecte, en ingénieur des travaux publics, en médecin, en enseignant, en Directeur Général des sociétés d’Etat béninois et même en cultivateur, parcourant écoles, champs, hôpitaux, administrations publiques et chantiers ouverts pour la reconstruction totale du pays. Mais le carburant qu’a décidé d’utiliser la locomotive Yayi pour atteindre ses objectifs est mal dégusté par le bloc créé. Ce qui lui donnera, le long de son mandat, de l’insomnie. 

En effet, le président Boni Yayi et son gouvernement en décidant de gérer autrement le Bénin c’est-à-dire, pratiquer la bonne gouvernance et lutter contre la corruption, ignoraient complètement  qu’ils piétineraient les intérêts, soient-ils égoïstes, d’une sauvage résistance des vieux loups  habillés en agneaux dans l’arène politique béninoise. Les robinets de la magouille, de la mafia qui tournaient à plein régime ont  été alors fermés  par le président Boni Yayi qui a décidé d’exploiter au maximum le peu de ressources dont dispose le Bénin, pour développer le pays, plutôt que de les abandonner à la merci des fossoyeurs de l’économie nationale. C’est d’ailleurs pour cette ambition et engagement pris pendant les campagnes électorales de 2006 que 75% des Béninois lui ont accordé leurs suffrages. Aujourd’hui, le peuple souverain peut être fier d’avoir ainsi voté utile en donnant  un carton rouge à ceux-là (cités plus haut) appelés la vieille classe. Une sacrée manière de les contraindre à prendre leur retraite politique pour laisser place à la nouvelle génération : celle de Yayi dont la politique est tout sauf politicienne, mafieuse et démagogique. Seulement,  cette classe a refusé de mourir. 

Pour affirmer leur existence et leur refus de mourir politiquement, les vieux renards de l’Union fait la Nation (UN) se sont armés d’intoxications, de mensonges, de sabotages sans oublier l’exhibition notoire de leurs griffes et dents soutenues par leurs torses bombées, pour d’abord effrayer le régime du changement et ensuite le faire tomber en plein vol et en pleine journée.  Mais le peuple objectif et souverain a su se défendre en disant non aux imposteurs politiciens assoiffés de pouvoir mais dépourvus de projet de société convainquant. Finalement, c’est Boni Yayi qui a gagné les élections du 13 Mars et ce, au KO, c’est-à-dire dès le premier tour contre tous ceux-là qui ont pourtant prédit son départ du Palais de la Marina. Ce faisant, c’est aussi le peuple béninois, le Bénin tout entier qui a gagné à travers cette élection car, le développement dont il bénéficie depuis cinq ans avec Boni Yayi sera poursuivi et consolidé.   

Comlan Paul ODAH 




INTER

7052011

NIGER 

Mahamadou Issoufou enfin président ! 

Sa témérité et son abnégation ont fini par payer. Après plusieurs tentatives soldées par des échecs au second tour, le leader charismatique de l’opposition nigérienne Mahamadou Issoufou vient de remporter sans bavure l’élection présidentielle organisée par la junte militaire au pouvoir depuis la chute de Mamadou Tandja. Avec cette élection, le Niger vient de s’ouvrir une nouvelle ère démocratique très prometteuse.    

Marcel Zoumènou 

Un vent favorable souffle pour les opposants en Afrique. Après la Côte-d’Ivoire et la Guinée, c’est encore un opposant qui remporte l’élection présidentielle au Niger. Aux termes d’un second tour bien discuté avec son adversaire Séini Oumarou le 12 Mars dernier, Mahamadou Issoufou remporte le scrutin avec un pourcentage confortable avoisinant les 58% du suffrage exprimé. Pour y arriver, il a bénéficié du soutien de l’homme qui est venu en troisième position au premier tour, Hama Amadou avec ses 19, 81%. Ce dernier s’est d’abord rallié à son adversaire Séini Oumarou le 25 janvier avant de revenir sur sa décision un peu après le premier tour.  C’est la consécration pour cet homme politique téméraire, surnommé « Zarki », le lion dont le parcours politique a connu des hauts et des bas. En bon bagarreur, il aime prendre les risques et en a payé le prix. Sa victoire du 12 Mars, il le doit beaucoup plus à son opposition au « Tazartché », la continuité initiée par Mamadou Tandja pour s’éterniser au pouvoir. En son temps, il est le seul homme politique  à aller vraiment au front. A Niamey comme dans d’autres régions du pays, il organise des meetings et demande aux populations de se soulever contre l’autorité du président Tandja qui mettait la démocratie entre parenthèses en dissolvant toutes les institutions de contre-pouvoir. En Octobre 2009, Tandja tente de se débarrasser de lui. Il profite de son voyage au Nigéria pour lancer un mandat d’arrêt contre lui. Il croyait ainsi le bloquer à l’exil mais c’est sans compter avec la détermination de Issoufou qui rentre malgré tout à Niamey et se livre à la justice. La mobilisation d’une grande foule à l’aéroport contraint Tandja à renoncer à l’arrêter. Depuis, Issoufou est devenu le héros de la lutte anti-Tazartché et ceci a fortement contribué à la montée de sa côte de popularité. 

Né en 1952 à Dan Daji, dans la région de Tahoua, en pays Haoussa, ce musulman bon teint âgé de 59 ans qui adore les grands boubous et le bonnet a un itinéraire politique assez impressionnant mais aussi éprouvant. Son combat politique a commencé dans les années 70 au moment où il était encore étudiant. C’est en 1979, de retour de la France où il obtient un diplôme d’ingénieur des mines qu’il crève l’écran en créant le G80, un conglomérat de mouvements politiques clandestins qui s’opposait au parti unique au temps du président Séyni Kountché. Malgré les persécutions, il ne démord pas et crée en 1991 son parti, le PNDS (Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme). Il prône le socialisme. Ses idées séduisent le président Mahamane Ousmane qui le nomme premier ministre en 1993. Mais pressentant la perte de vitesse du régime du président Ousmane, il démissionne un an après. Commence pour lui une période de traversée du désert, mais il est resté toujours fidèle à ses convictions. Au contraire, cette période a été pour beaucoup dans son ascension politique puisqu’il en a profité pour mieux enraciner les bases de son parti le PNDS. En 1999 et 2004, il est au second tour avec le président Tandja. Le 16 Mars, quelques jours après ce scrutin, il reçoit les félicitations et le soutien de son challenger du second tour Séini Oumarou. Après l’investiture qui aura lieu le 06 Avril prochain à Niamey, il entend se mettre vite au travail pour redonner espoir au peuple nigérien en proie de graves vicissitudes depuis quelques années. Avec lui, le Niger s’ouvre une nouvelle page politique de son histoire et peut être une ère de renouveau économique. Qui sait ?    




Bénin

7052011

 De grandes actions en cinq seulement   

         EDUCATION   

·         Gratuité de l’enseignement maternel et primaire ; 

·         Effectif de 100 765 élèves dans la maternelle contre 31 200 en 2006 ; 

·         Effectif de 1 732 élèves dans l’enseignement primaire contre 1 356 818 en 2006 ; 

·         Construction de 3 468 salles de classe pour un montant de 50 716 361.528 francs CFA ; 

·         Construction des ENI à Allada, Dogbo et kandi pour un montant de 2 497 091 de francs CFA ; 

·         Effectif de 500 777 élèves dans le secondaire général en 2009 contre 313 075 en 2005 ; 

·         Effectif de 20 048 enseignants dans le secondaire général en 2009 contre 10 793 en 2005 ; 

·         Effectif de 978 enseignants à l’ETFP en 2008 contre 904 en 2005 ; 

·         Total 626 établissements publics dans le secondaire général en 2010 contre 356 en 2005 ; 

·         Construction de 200 salles de classe dans l’enseignement technique et la formation professionnelle ; 

·         82 988 étudiants en 2010 contre 34 771 en 2006 ; 

·         1 103 enseignants du supérieur en 2010 contre 896 en 2006 ; 

·         Construction de salles de cours et d’amplis pour un montant de 4,5 milliards en 2010 ; 

·         Construction d’infrastructures dans le domaine des œuvres universitaires et sociales pour un montant de 5,964 milliards de FCFA ; 

·         Effectif des alphabétisés, 137 390 sur la période 2006 à 2010 contre 100 239 sur la période 2001 à 2006. 

 

       AGRICULTURE 

 

·         Acquisition de 450 tracteurs, 550 charrues à disques, 100 remorques agricoles de 3 tonnes, 124 remorques agricoles de 5 tonnes et 250 motoculteurs en 2006 et 2010 ; 

·         Fourniture d’intrants vivriers subventionnés et augmentation sensible de la production vivrière ; 

·         Appui de 1 498 761 000 francs CFA pour la promotion de 21 Petites et Moyennes Entreprises ; 

·         Installation de 28 unités de transformation de matières premières locales au profit des groupements de femmes ; 

·         Installation de 17 802 jeunes dans le cadre du Programme Spécial d’insertion des jeunes dans l’agriculture ; 

·         Création de 58 201 emplois saisonniers dans le secteur agricole ; 

·         Elaboration et transmission au FNPEEJ de 325 plans d’affaires. 

             

SANTE ET SOLIDARITE NATIONALE 

·         Réalisation de diverses infrastructures de santé (centres de santé et hôpitaux) pour un montant de 39 243 586 475 francs CFA ; 

·         6 milliards de francs CFA pour le traitement des indigents ; 

·         2,225 milliards de francs CFA pour la prise en charge de 22 252 césariennes ; 

·         Distribution de 1 472 973 moustiquaires pour la lutte contre le paludisme ; 

·         Traitement et prise en charge gratuits de 19 318/ malades de la tuberculose ; 

·         Construction de 6 nouveaux centres de traitement de la tuberculose ; 

·         Prise en charge de 15 401 personnes vivant avec le VIH avec l’ARV ; 

·         Taux de prévalence de VIH/SIDA, 1,9% en 2010 contre 2,1% en 2008 ; 

·         7,3 milliards de FCFA pour la construction des ouvrages d’assainissements et d’hygiène ; 

·         Assistance à 8 189 personnes indigentes ; 

·         Construction de 15 centres de promotion sociale ; 

·         Réalisation de 4 forages d’eau portable et 8 autres en cours. 

 

 

FONCTION PUBLIQUE 

 

·         71 218 agents de l’Etat en 2010 contre 41 326 en 2006 ; 

·         Reversement de 29 024 agents contractuels dont 10 657 pour l’enseignement primaire, 11 791 pour l’enseignement secondaire, 4 498 pour le secteur de la santé et 2 078 pour les autres secteurs ; 

·         25% d’allocation d’incitation à la fonction enseignante sur le salaire brut ; 

·         Amélioration significative des conditions de service des enseignants d’université ; 

·         Evolution du point indiciaire de 18,7%, passant de 2 547 au 31 décembre 2006 à 3 007 au 1er juillet 2009 ; 

·         Relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de 15%, passant 25 500 francs CFA à 31 62 francs CFA pour compter du 1er janvier 2009 ; 

·         Formation de 4 521 agents de l’Etat, y compris les lauréats des concours professionnels. 

 

                  DEVELOPPEMENT ET ECONOMIE 

·         Réforme des entreprises publiques pour des recettes de 69,595 milliards de francs CFA 

·         85 projets privés agréés en 2006-2010 au Code des Investissements pour une réalisation de francs CFA 73,5 milliards sur un montant global de francs CFA 147 milliards ; 

·         Appui au processus d’autorisation de 6 basses d’appui aux artisans à Cotonou, Abomey, Parakou et Porto-Novo ; 

·         Mise en place de 28 unités de transformation de matières premières locales (karité, noix de palme et manioc) au profit de groupement de femmes ; 

·         2 826 emplois créés ; 

·         Taux de croissance de 4% en 2006-2010 contre une moyenne de ‘,1% en 2001-2005 ; 

·         Dépenses de personnel : 243,2 milliards en 2010 contre 135 milliards en 2006 ; 

·         Transformation de 30 000 permis d’habiter en titres fonciers dans 20 communes du Bénin ; 

·         Cumul de la masse salariale : 929,6 milliards sur la période 2006 à 2010, contre 27,33 milliards sur la période 2001 à 2005. 

TELECOMMUNICATIONS 

·         Taux de couverture radiophonique : 95% en 2010, contre 60% en 2006 ; 

·         Taux de couverture télévisuelle : 95% en 2010, contre 40% en 2006 ; 

·         13 milliards de francs CFA pour l’extension et le renforcement du réseau à fibre optique ; 

·         Taux de pénétration du marché des GSM : 75% à juin 2010, contre 27% en 2007 ; 

·         Investissement privé de 451,9 milliards de francs CFA dans le secteur des Télécommunication et TIC entre 2007 et 2009 ; 

·         Evolution du nombre d’abonnés au réseaux de téléphone mobile entre 2007 et 2010 : 2 051 785 à 6 333 710. 

 

          MINES 

·         Réalisation de forage de 3 puits pétroliers dont 2 à Sèmè et 1 à Sota ; 

·         Découverte de 6 millions de mètres cube de terre de barre dans les départements de l’Ouémé et du Plateau ; 

·         Découverte de 45 millions de mètres cube de sable ; 

·         Investissement privé dans l’industrie cimentière. 

 

ENVIRONNEMENT 

 

·         Reboisement de 46 011hectares avec 27 138 094 plans mis en terre ; 

·         Restauration de 282 hectares des terres dégradées ; 

·         Reconversion de 120 conducteurs de taxi et de 30 vendeuses d’essence frelatées ; 

·         Création de 96 marchés ruraux de bois

 

 

INDUSTRIE 

 

·         Investissement privé  dans le secteur industriel : 114 milliards de francs CFA ; 

·         2,9 milliards de francs CFA en appui aux entreprises industrielles publiques ; 

·         14 entreprises sont éligibles au programme de restructuration et de mise à niveau appuyés par l’UEMOA ; 

·         Viabilisation de la zone franche industrielle à 32,5%. 

 

          COMMERCE 

·         Construction de 194 pompes-trottoirs entre 2006 et 2010 ; 

·         Mise en place de 28 unités de transformation du karité, du noix de palme et de manioc au profit de groupements de femmes. 

 

INFRASTRUCTURES 

 

·         400,5 Km de linéaire de routes aménagées et bitumées en cours, pour un montant de francs CFA 148,9 milliards ; 

·         227,3 Km de linéaire de routes aménagées et bitumées en cours, pour un montant de francs CFA 110,068 milliards ; 

·         418,3 Km de linéaire de routes aménagées et bitumées en voie de démarrage pour un montant de francs CFA 285,83 milliards. 

 

URBANISME 

·         86 Km de voies pavées et assainies, 37,4 Km de voies rechargées et assainies, 17,2 Km de voies bitumées, 230,9 Km de caniveaux latéraux construits et 23,2 Km de collecteurs primaires construits ; 

·         Mise en place de 60 bornes géodésiques de 2nd ordre  à Ouèssè, Glazoué, Savalou et Bantè ; 

·         Elaboration de 5 textes sur le foncier ; 

·         Mise en place de 3 modèles de cadastres des villes de Cotonou, Porto-Novo et Parakou ; 

·         Elaboration d’un schéma Directeur d’aménagement et d’urbanisme de la construction du « Grandd Nokoué » ; 

·         Extension du parking de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, avec une capacité d’accueil actuelle de 24 aéroport contre une capacité initiale de 9 aéronefs ; 

·         Acquisition de 9 locomotives, au profit de l’OCBN, pour le redémarrage des activités de transports ferroviaires ; 

·         121,7 milliards investis dans le secteur énergie pour l’électrification, la densification, le renforcement des réseaux, l’extension du réseau de distribution électrique et l’interconnexion électrique ; 

·         Taux national de couverture en électricité, 34,91% en 2010 contre 25,73% en 2006 ; 

·         Approvisionnement en eau potable : 2 357 250 personnes supplémentaires desservies en milieu rural sur la période 2006-2010 ; 

·         9 379 Equivalents Point d’Eau (EPE) réalisés en milieu rural sur la période 2006-2010 ; 

·         Cumul de 170 400 abonnés en milieu urbain sur la période 2006-2010 ; 

·         6 730 000 habitants desservis en milieu urbain. 

 

         SECURITE 

·         Recrutement de 1 899 agents de police entre 2006 et 2010 ; 

·         Construction de commissariats centraux de police d’Abomey-Calavi, Lokossa, Bohicon et Parakou ; 

·         Ratio de 1 700 habitants par policier en 2010 contre 3 000 en 2006 et perspective de 1 400 en 2011 ; 

·         Mobilisation et mise à disposition de plus de 7 milliards de francs CFA au profit des populations sinistrées. 

 

    DEFENSE 

·         Renforcement des capacités en ressources humaines pour un montant de 1,054 milliard (3000 militaires, 1000 gendarmes, 18 cadres techniciens, 150 ouvriers spécialisés recrutés, 200 jeunes officiers formés) ; 

·         Renforcement des capacités en matériels et équipements pour un montant de 26,5 milliards (acquisition de 4 hélicoptères, 1 avion présidentiel 3 petites embarcations, deux patrouilleurs, un radar, matériel d’habillement, de campement et couchage etc..) ; 

·         Renforcement des capacités en infrastructures pour un montant de 8 milliards (construction de 4 casernes modernes et de 2 écoles militaires, réfection de 15 casernes et 8 écoles militaires). 

JUSTICE 

·         Construction des sièges de 2 Cours d’Appel à Cotonou et Parakou, ainsi que leurs équipements en mobiliers et matériels informatiques ; 

·         Construction des sièges de 14 Tribunaux de conciliation dans les départements de l’Atacora, de la Donga, du Mono et du Couffo ; 

·         Construction et équipement de 6 nouveaux tribunaux de 1ère instance à Djougou, Aplahoué, Abomey-Calavi, Allada, Savalou et Pobè ; 

·         Construction et équipement en cours, de la Cour d’Appel d’Abomey ; 

·         Humanisation des prisons à travers la réhabilitation et la mise en service de la prison civile de 1 000 places d’Akpro-missérété ; 

·         Taux moyen de durée d’un procès civil : 6 mois en 2011 contre 8 mois en 2006 ; 

·         Délai de 8 jours pour le traitement des affaires civiles urgentes en 2010, contre une moyenne de 2 mois en 2006. 

AFFAIRES ETRANGERES 

 

·         Mobilisation au profit du Bénin de 230 milliards de francs CFA auprès des partenaires techniques et financiers ; 

·         Ouverture de nouveaux postes diplomatiques en Asie, en Europe et en Amérique latine. 

MICROFINANCE 

·         Montant cumulé de 60,3 milliards de francs CFA injecté dans le secteur de la microfinance sous forme de liquidité au profit de 862 323 personnes, toutes interventions comprises, par le canal de 31 IMF ; 

·         Financement de jeunes entrepreneurs pour la diversification agricole, par la valorisation des vallées avec 689 projets approuvés dans 21 communes et plus de 4 000 emplois attendus. 

 

TOURISME 

·         Amélioration des capacités d’accueil des hôtes, passées à 10 500 lits en 2009 contre 2 640 lits en 2006. 

SPORTS ET LOISIRS 

·         Investissement de 14,6 milliards de francs CFA de 2006 à 20101, en faveur de la jeunesse, des sports et des loisirs, pour accroître les performances sportives du Bénin sur le plan international. 

GOUVERNANCE ET DECENTRALISATION 

·         Vote de la loi sur l’intercommunalité ; 

·         Mise en place du cadre réglementaire de l’exercice de la police municipale, du mécanisme unique d’allocation de ressources aux communes (FADEC) et de l’adoption de la politique nationale de décentralisation et de déconcentration (PONADEC) ; 

·         7 milliards de francs CFA pour la réhabilitation et la modernisation du marché de Dantokpa ; 

·         800 millions de francs CFA pour la modernisation des principaux marchés des communes ; 

·         200 millions de francs CFA pour l’achèvement de la construction du marché de Sègbana ; 

·         1,5 milliards pour la construction en cours des marchés de Djougou, Natitingou et Kandi. 

Le Bénin est réellement en marche et progresse sur le chemin de l’émergence 




Les nouvelles réformes inscrites dans le projet de société

7052011

Les 100 propositions de Yayi pour le Bénin 

Mes chers compatriotes, voilà le projet de société que je soumets à votre aimable attention.

Il ambitionne d’être la consolidation des acquis de « l’Agenda pour un Bénin Nouveau » que je vous avais soumis en 2006 et que vous avez massivement accepté. Tout en poursuivant les réformes nécessaires à l’émergence de notre pays, il va plus loin dans la concrétisation de ma vision et de l’ambition qui la porte.

Il s’appuie sur l’expérience vécue à la tête de notre pays au cours des cinq (5) dernières années et des aspirations légitimes de notre peuple.

Nul doute qu’avec votre adhésion massive, nous parviendrons, tous ensemble, à atteindre nos objectifs communs et à poursuivre sans relâche notre marche vers la prospérité partagée.

Je suis convaincu que nous y parviendrons en mettant en œuvre les actions prioritaires ci-après, aux plans politique, économique, social et culturel.

Au plan politique 

1.      Réviser la Constitution pour : 

 

·         stabiliser la configuration politique que l’Assemblée Nationale pour prévenir le phénomène de transhumance 

·         réduire l’immunité parlementaire de manière à ce que des personnes qui ne sont pas en place avec la morale et éthique publiques ne prennent pas refuge à l’Assemblée Nationale, laquelle, de ce fait, court le risque d’être décrédibilisée dans l’opinion. 

·         assainir et moderniser le système électoral 

·         créer la Cour des Comptes 

·         constitutionnaliser le Statut de l’opposition, de la CENA et du Médiateur de la République. 

2.      Poursuivre et intensifier le transfert aux collectivités locales des ressources publiques en fonction du partage des compétences à travers entre autres, l’élaboration et la mise en œuvre par Ministère d’un plan de Décentralisation et Déconcentration 

3.      Accompagner les communes dans la mobilisation des ressources locales 

4.      Réorganiser les services décentralisés de l’Etat au niveau des départements 

5.      Renforcer le rôle de coordination et les moyens d’intervention des préfectures 

6.      Promouvoir la mise en place d’équipements et d’infrastructures cohérents sur l’ensemble du territoire, afin de soutenir la production nationale, régionale et locale, et améliorer l’accès des populations aux services de base 

7.      Renforcer les outils de financement de l’aménagement du territoire notamment par le lancement du Fonds d’incitation à l’Aménagement du territoire 

8.      Poursuivre l’élaboration et la mise en place d’un système simple et accessible d’enregistrement et de formalisation des droits fonciers, notamment le Plan Foncier Rural 

9.      Généraliser la mise en œuvre des outils de sécurisation foncière 

10.  Renforcer la gestion intégrée du cadre de vie notamment la gestion des déchets et les actions de la police environnementale 

11.  Rationnaliser la gestion des forêts et des ressources naturelles, entre autres, par le Programme National de Gestion Durable des Ressources Naturelles 

12.  Renforcer la protection civile, la gestion des risques climatiques et la gestion des risques liés à l’érosion côtière 

13.  Définir une stratégie globale de réforme de la Fonction Publique sur la base des études sur la politique de rémunération des gents de l’Etat 

14.  Poursuivre et intensifier le recours aux principes de la Gestion Axée sur les Résultats dans l’Administration Publique 

15.  Développer un partenariat solide avec les organisations de la Société Civile en vue de promouvoir la transparence et l’imputabilité dans la gestion des affaires publiques 

16.  Assurer une formation régulière au personnel de la justice, de l’administration pénitentiaire et des gardiens de prisons 

17.  Mettre en place des tribunaux de travail et des juridictions consulaires pour le règlement diligent des conflits sociaux et l’accélération des procédures 

18.  Poursuivre la construction, la rénovation et l’équipement des infrastructures judiciaires 

19.  Moderniser l’ensemble des services judiciaires notamment en les informatisant 

20.  Réduire le temps de délivrance des principaux actes : casier judiciaire, certificat de nationalité, etc. 

21.  Améliorer les conditions de détention des prisonniers par la construction de nouveaux établissements 

22.  Garantir le plein exercice des activités des partenaires de la justice que sont les avocats, les huissiers et les notaires 

23.  Intensifier la vulgarisation des instruments juridiques internationaux et nationaux des droits de l’homme 

24.  Promouvoir la norme de déontologie et d’éthique au niveau de l’inspection générale des services de la justice, des parquets généraux, cours d’appel et autres hiérarchies judiciaires et parajudiciaires 

25.  Faciliter le vote de la loi sur l’assistance juridique et accélérer sa vulgarisation et son application 

26.  Elaborer et mettre en œuvre un nouveau plan stratégique en matière de sécurité qui prendra en compte la réorganisation des forces de sécurité publique pour les rendre plus efficientes et plus performantes, créer des préfectures de police et des maillages territoriaux des différents services de l’Etat 

27.  Elaborer et mettre en œuvre une politique de défense cohérente qui tienne compte des contextes national, sous-régional, régional et international 

28.  Equiper les forces en moyens et en matériels techniques majeurs 

29.  Organiser des missions spécifiques de construction et d’assistance à la nation, à travers les prestations de services (génie militaire, sapeurs-pompiers, santé, éducation, sports 

30.  Améliorer les conditions de vie et de travail des troupes et des unités 

31.  Protéger les frontières à travers le renforcement en hommes, en infrastructures sociocommunautaires et en équipements technologiques de surveillance de nos ports, aéroports et de nos frontières 

32.  Consolider la couverture intégrale du territoire national et la diffusion à l’international de la radio et de la télévision nationale du Bénin 

33.  Faciliter avec les moyens adéquats le passage de l’analogique au numérique, conformément aux directives de l’Union Internationale de Télécommunications 

34.  Créer et équiper un centre national de documentation, de conservation des archives de presse et de promotion multimédia 

35.  Construire et équiper une nouvelle maison de télévision et de radiodiffusion orientée vers la promotion de la culture béninoise 

36.  Créer un institut de formation en communication et journalisme qui inclut une école ded formation et de recyclage de techniciens photographes, cameramen et preneurs de son 

37.  Doter le Bénin d’un centre de production audio-visuelle et de cinéma d’envergure régionale 

38.  Appuyer le processus d’adoption d’un nouveau code de l’information et de la communication 

39.  Augmenter significativement l’aide de l’Etat à la presse privée 

40.  Appuyer la mise en œuvre de la convention collective afin d’améliorer le statut et les conditions de travail des acteurs des médias 

41.  Poursuivre une relation de bon voisinage avec les pays voisins en privilégiant les intérêts et la sécurité de notre pays 

42.  Contribuer activement aux initiatives de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, de la Communauté Economique des Etas de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union Africaine et d’autres organisations sous-régionales 

43.  Renforcer la présence des cadres béninois dans les organisations internationales 

44.  Améliorer le capital humain en diplomatie 

45.  Impliquer les Béninois de la diaspora dans la vie économique, politique et sociale de notre pays, à travers nos missions diplomatiques 

46.  Faire voter par l’Assemblée Nationale la loi sur la corruption 

Au plan économique 

47.  Améliorer significativement la préparation, l’exécution et le contrôle de l’exécution du budget de l’Etat 

48.  Promouvoir la bonne gouvernance en matière de gestion des affaires publiques 

49.  Renforcer l’Inspection Générale d’Etat 

50.  Promouvoir les investissements directs étrangers 

51.  Développer l’entreprise et l’initiative privée 

52.  Accompagner la création et le développement des entreprises 

53.  Soutenir l’ouverture internationale des entreprises 

54.  Réformer la fiscalité béninoise sur la base des recommandations du groupa de travail sur la fiscalité de développement mis en place par le gouvernement 

55.  Poursuivre le programme de construction et de réhabilitation des infrastructures routières sur toute l’étendue du territoire national 

56.  Faciliter la mise en œuvre du projet « épine dorsale », visant la réalisation d’investissements structurants dans les quatre (4) modes de transport (réalisation d’un aéroport, construction d’un nouveau port en eaux profondes, aménagement d’infrastructures routière, réhabilitation et construction du réseau ferroviaire et construction de port secs) 

57.  Réaliser le projet de transport fluvio-lagunaire a commencer par le fleuve Ouémé à travers le lac Nokoué et les lagunes de Cotonou et de Porto-Novo 

58.  Accroître les capacités de production ainsi que les moyens de transport et de distribution de l’énergie électrique 

59.  Promouvoir l’électrification rurale et la maîtrise d’énergie 

60.  Mettre en place une politique de tarification et de financement du secteur 

61.  Mettre à la disposition de l’autorité transitaire de régulation des postes et télécommunications pour exploitation efficiente, de stations fixes et mobiles de contrôle des spectres 

62.  Mettre en place des mesures incitatives pour une exploitation plus rentable de la fibre politique 

63.  Mettre en œuvre la stratégie d’accès aux TIC dans les zones rurales ou enclavées 

64.  Réaliser des projets pilotes tels que le projet gouvernement, à travers notamment le téléchargement des procédures administratives et l’informatisation des services administratifs 

65.  Poursuivre le programme de micro-crédit aux plus pauvres en l’orientant vers le portefeuille des institutions de microfinance de manière à relever le niveau des crédits et impacter un grand nombre de bénéficiaires 

66.  Créer les conditions favorables à la mise en œuvre du projet « routes des pêches » sur le littoral entre Ouidah et Cotonou 

67.  Mettre en place d’une règlementation en matière de partenariat public/privé favorable aux investissements touristiques 

68.  Faire du Bénin un haut lieu de tourisme de découverte et d’affaires et une destination de référence 

69.  Favoriser la mise en place d’un mécanisme de prise en charge sociale des artisans (assurance-maladie, sécurité sociale, etc.) 

70.  Construire des centres de promotion de l’artisanat et la promouvoir la création d’un véritable marché des produits de l’artisanat 

71.  Mettre en place des politiques et programmes de promotion de l’emploi 

72.  Faciliter l’accès aux intrants agricoles pour accroître la productivité 

73.  Développer la mécanisation agricole et la maîtrise de l’eau 

74.  Développer la diversification des filières agricoles 

75.  Renforcer la recherche agronomique et la formation des acteurs du secteur agricole 

Au plan social et culturel 

76.  Poursuivre la construction et l’équipement des infrastructures scolaires et universitaires 

77.  Appuyer l’initiative privée pour accroître l’offre d’éducation 

78.  Réorienter les écoles professionnelles en relation avec les objectifs de développement 

79.  Généraliser progressivement les cantines scolaires dans toutes les zones défavorisées 

80.  Améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants de tous ordres 

81.  Améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants et étudiants 

82.  Transformer les trois centres universitaires actuels en Université Pleines (Kétou, Abomey et Djougou) 

83.  Promouvoir la famille et valoriser le rôle de la femme 

84.  Mettre en place des politiques permettant la réduction des inégalités de genre dans tous les aspects de la vie nationale 

85.  Intégrer progressivement l’ensemble des catégories sociales dans le système de protection sociale 

86.  Mettre en œuvre le plan d’action national de lutte contre la traite des enfants 

87.  Créer un fonds de protection de l’enfant et de l’adolescent 

88.  Assurer une couverture vaccinale à cent pour cent pour les vaccins ciblés sur l’enfant 

89.  Valider et mettre en œuvre la politique nationale pour la protection et l’intégration de la personne handicapée 

90.  Mettre en œuvre le Plan national de vieillissement actif dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées 

91.  Intensifier la réalisation des adductions d’eau villageoises et des pompes hydrauliques pour rendre l’eau potable disponible et accessible à tous 

92.  Etendre la couverture du réseau électrique à tous les chefs-lieux d’arrondissements et à un plus grand nombre de localités 

93.  Assurer des soins de qualité en santé de la reproduction 

94.  Poursuivre la lutte contre les maladies prioritaires (IST, VIH, SIDA, Paludisme et Tuberculose) et les autres maladies 

95.  Promouvoir la médecine et la pharmacopée traditionnelles 

96.  Renforcer les infrastructures, les équipements et les ressources humaines dans le secteur de la santé 

97.  Promouvoir les programmes de logements économiques 

98.   construire des infrastructures spécifiques pour la promotion de la culture 

99.  Poursuivre le programme de construction des infrastructures sportives sur toute l’étendue du territoire national 

100.                        Assurer à toutes les fédérations sportives, l’accompagnement et l’encouragement nécessaires pour le rayonnement international du sport béninois 

 

                                               En route pour un Bénin nouveau, 

                                          Ensemble plus loin, toujours plus loin… ! 

Avertissement

Le présent document expose mon projet de société et non mon programme de gouvernement. Il ne vise guère à l’exhaustivité. Il vous communique simplement l’image du Bénin nouveau dont je rêve. Je vous invite à partager mon rêve et à contribuer à sa concrétisation pour le bien-être de tous.




CONDUITE PAISIBLE DU PROCESSUS ELECTORAL

7052011

Yayi sauve la démocratie Béninoise et évite le pire 

 Pourtant contesté par l’opposition qui lui reproche beaucoup d’imperfections et d’irrégularités, le processus de réalisation de la Lepi a été néanmoins conduit à son terme. Ceci grâce à l’implication personnelle du Chef de l’Etat qui a, du début jusqu’à la fin, joué plusieurs cartes. Tantôt médiateur, tantôt exigeant jusqu’à l’organisation de l’élection présidentielle du 13 mars qui s’est déroulée dans la paix et dans une transparence applaudie. 

Marcel ZOUMENOU 

Les pronostiqueurs du chaos et d’autres apprentis pyromanes doivent s’en mordre les doigts. La Liste Electorale Permanente Informatisée (Lepi) attendue par eux pour mettre le feu à la maison Bénin n’a pas tenu ses promesses. Elle a, au contraire, abouti à une élection présidentielle assez pacifique  à laquelle des millions de Béninois ont voté pour le candidat de leurs choix. Ce tableau paraît paradoxal et contredit toutes  les échauffourées qui ont précédé ce scrutin. On se rappelle que trois jours avant celle-ci, les opérations de ratissage des personnes dites oubliées par le processus de la LEPI et désormais prises en compte par la loi portant habilitation spéciale votée quelques jours auparavant par les députés ne se sont pas passées sans heurt. Dans maints arrondissements où elles se déroulaient, ces opérations ont montré des populations surexcitées, qui ont parfois posé des actes d’agression contre des forces de l’ordre venues les discipliner un tout petit peu. Ainsi dans ces deux derniers jours, près de 88.000 Béninois se sont ainsi fait enrôler. Mais ce nombre ne représente qu’une infirme partie de ceux qui ont été laissés sur le carreau par le processus. En dehors d’eux, plus d’un million d’autres Béninois n’ont pu avoir la très chère carte d’électeur ou le récépissé requis pour voter. Que feront-ils le jour du scrutin ? Telle est la grande interrogation. Ainsi privés de leur droit de vote, beaucoup craignaient qu’ils pouvaient manifester leur mécontentement  et mettre fin au scrutin dans plusieurs bureaux de vote. Mais curieusement, rien de tout ça ne s’est passé. Pour certains, c’est Monseigneur Isidore de Souza, vaillant artisan de la paix décédé un 13 mars qui a assuré la protection de l’ombre sur le Bénin. Et c’est ainsi que cette dernière étape de risque de tension a été surmontée grâce aussi au mot de décrispation du candidat Adrien Houngbédji qui a invité tous ses militants à aller aux urnes en contradiction au report qu’il sollicitait quelques jours avant avec neuf autres candidats. C’est l’aboutissement d’un long processus semé d’embûches et de soubresauts dans lequel le rôle du Chef de l’Etat aura été très déterminant. 

Yayi, le médiateur infatigable 

Tout est parti du vote de la loi N° 2009- 10 portant réalisation du Recensement Electoral National Approfondi (RENA) et établissement de la Liste électorale permanente informatisée(LEPI)  par les députés après un grand lobbying des organisations de la société civile. Mais quelques jours après les instincts égocentristes et les calculs politiciens  sont revenus à la charge. Les députés, en l’occurrence ceux de l’opposition qui ont voté, presque à l’unanimité pour cette loi, commencent  à apporter les premières critiques à la loi qu’ils ont votée,  il y a quelques jours. C’est dans cette logique de la contestation qu’ils ont commencé dès le début du processus de réalisation de la LEPI à dénoncer les failles et parfois même à saboter ce dernier. L’honorable Epiphane Quenum, qui dirigeait les opérations à l’époque, était devenu la risée de ces députés, bien qu’il soit aussi de l’opposition. Sentant le mal venir, le chef de l’Etat a pris son bâton de pèlerin pour boucler mais aussi consolider l’enveloppe financière nécessaire pour la réalisation de cet outil de développement. Partout où il passe, il met l’accent auprès des partenaires techniques et financiers sur l’importance de cette LEPI pour la démocratie béninoise. Il n’a pas prêché dans le désert puisque très vite, ces partenaires ont réagi par divers financements. Une fois cette difficulté surmontée, il s’est attaqué lui-même à gérer la crise politique qui prenait chaque jour de l’ampleur. C’est ainsi qu’il a initié un groupe de travail composé des acteurs de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile. Ce groupe de travail devait recenser tous les points de divergence et faire des propositions concrètes pour la sortie de crise et le retour du consensus nécessaire pour la réalisation de la LEPI. Ceci a été fait mais l’opposition a toujours une dent dure contre la LEPI. Habile, le président Boni Yayi a flairé l’ambition de l’opposition qui n’est pas de corriger les imperfections mais d’arrêter le processus. C’est là, qu’il s’est montré déterminé à soutenir l’aboutissement du processus en dépit des critiques et dénonciations de l’opposition. Et l’histoire semble lui donner raison puisque cette LEPI a permis d’avoir une élection  pacifique et dont les conditions de relative transparence ont été reconnues par la communauté internationale.  Il a su éviter également le vide constitutionnel dans lequel le pousse lentement et surement l’opposition qui a failli réussir à obtenir le report du scrutin pour la troisième fois après ceux du 27 février et du 6 mars 2011.      




Réélection au premier tour du président Boni Yayi

7052011

                                                    UN KO 

Présentée comme le tsunami politique capable de balayer le régime Yayi d’un revers de la main, l’Union fait la Nation, coalition regroupant les grandes formations politiques du Bénin,  a été littéralement  battue au premier tour de l’élection présidentielle du 13 Mars. Cette défaite  d’Adrien Houngbédji,  le  porte flambeau de l’Union, ne sera pas sans conséquences sur l’avenir  de  ce regroupement politique hétéroclite. Un avenir que nombre d’observateurs de la vie politique ne voient qu’en un seul mot : éclatement, car le KO est consommé. 

Dieu-Donné KATAKOULA 

Trempés dans une logique arithmétique de la dévolution du pouvoir par les urnes, Adrien Hounbédji et ses soutiens circonstanciels avaient déjà le cœur, le corps et l’esprit au Palais de la Marina avant même les élections. Les plus optimistes d’entre eux prédisaient un score de 68% pour lui au premier tour, vu l’étoffe et les précédents électoraux de ses alliés de l’Union fait la Nation. Bruno Amoussou, Léhady Soglo l’enfant de son père Nicéphore Soglo, Lazare Sèhouéto, Sévérin Adjovi Antoine IDJI Kolawolé tous, leaders des quatre plus grandes formations politiques du Bénin – la RB, le PRD, le PSD, le MADEP – et candidats aux élections de 2006 voyaient la victoire à celle de 2011 en faisant seulement la sommation  des voix que chacun d’eux avait obtenue.  Mais ils n’ont pas compris qu’on ne se baigne jamais deux fois dans un même fleuve. Ignorant complètement que deux élections ne se ressemblent jamais, les leaders  et formations politiques de l’Union fait la Nation ont dû apprendre la leçon sur le terrain.  Une naïveté qui vient s’ajouter aux erreurs stratégiques commises dans les batailles pré-électorales. Entre autre erreur, la campagne de boycott et de dénigrement de la Liste Electorale Permanente Informatisée LEPI et les velléités de report sine die à dessein, pour créer le vide constitutionnel dès l’expiration sans élection du mandat du président sortant Boni Yayi. Toutes choses qui n’ont pas eu assez d’échos au sein de l’opinion publique qui en définitive a montré son indifférence face aux combats partisans menés par l’Union fait la Nation et ses leaders. A l’heure du bilan et après  le K O historique de Boni Yayi – jamais depuis les élections présidentielles organisées au Bénin un candidat n’a gagné au 1er tour – l’avenir politique de l’Union fait la Nation est incertaine. Cependant une seule certitude paraît logique.  Ce regroupement qu’on qualifie de régionaliste n’avait qu’un seul objectif : bouter Boni Yayi hors du palais de la Marina. En le créditant d’environs 36% des suffrages exprimés  contre 53% pour Boni Yayi à l’élection présidentielle du 13 Mars 2011, le peuple béninois est sûrement en train d’appeler Me Adrien Houngbédji à faire valoir ses droits à la retraite politique. Constitutionnellement en effet, il ne pourra plus être candidat à une élection présidentielle à moins d‘un cataclysme ou d’une révision constitutionnelle inopportune qui remettrait là encore,  tous les vieux en jeu. Car en effet, le candidat de l’Union fait la Nation est actuellement âgée de 69 ans alors que la prochaine élection présidentielle doit avoir lieu en 2016 date à laquelle il aurait déjà eu ses 70 ans – âge maximale au-delà de laquelle un citoyen ne peut plus postuler au poste de président de la république – révolus. Il  vient donc  non pas de perdre une bataille mais plutôt  sa dernière bataille et donc, la Guerre. Et avec lui, ses compères de la coalition Union fait la Nation voient eux aussi l’horizon politique s’assombrir face aux résultats issus du scrutin du 13 Mars. Aussi,  de tout temps,  l’objectif premier de ce regroupement politique a-t-il toujours été de balayer le régime du changement.    Un objectif qui  n’a plus sa raison d’être puisque légalement Boni Yayi n’aura plus l’opportunité d’aller à une quelconque élection présidentielle face à l’un de ces leaders de l’Union fait la Nation. Ce qui voudra dire que l’objectif de départ n’a plus sa raison d’être. Ce qui provoque déjà des signes de fissures au sein du groupe jadis présenté comme compact et imperméable à toutes velléités de division.  Mieux encore, après la défaite du 13 Mars c’est le silence assourdissant des autres membres de la Coalition face aux accusations de fraudes massives lancées par Houngbédji. On  se souvient encore des « je conteste, je proteste, il y a fraude, il y a mascarade… etc … » chantés à tout vent par le président Nicéphore Soglo après sa défaite à l’élection présidentielle de 2001. Mais cette fois- ci le très cultivé et éloquent  Nicéphore Soglo a perdu son latin face à l’écrasante victoire de Boni Yayi sur ses concurrents. Aucun signe de solidarité envers Houngbédji dans ces moments de lutte post-électorale. L’on remarque simplement que  s’il y a protestations et manifestations, celles-ci n’ont lieu que dans les fiefs naturels  du candidat de l’Union fait la Nation. Le siège des contestations post-électorales se concentrant seulement à Cotonou de l’autre côté du pont c’est-à-dire Akpakpa et surtout dans la capitale politique Porto-Novo. Une seule mouche n’a volé dans le Zou, fief des Soglo, dans le Mono et le Couffo,  fief de Bruno Amoussou,  Président de l’Union fait la Nation ou encore dans le plateau,  fief de Idji Kolawolé et Séfou Fgbohoun, pour dénoncer quoique ce soit. Ce qui est symptomatique de la débandade créée par l’écrasante victoire de Boni Yayi,  seul contre tout ce beau monde avec 53% des suffrages au premier tour.  Vu la lutte âpre que le régime Yayi a livré contre ceux là pendant son 1er quinquennat, la majorité d’entre eux s’interrogent déjà sur leur avenir politique. Car, l’avènement du régime Yayi en 2006 a provoqué la mise à l’écart de la quasi-totalité des membres de l’Union fait la Nation. Les gens qui avaient le Port gracieusement et jouissaient de la manne financière des fonds d’escorte ont été dépossédés de ce trésor de guerre. La SONACOP SA, société d’Etat donnée gracieusement à Séfou Fagbohoun comme l’a confirmé un arrêt de la justice béninoise – la société lui a été reprise par le régime de Yayi – le contrôle des circuits financiers renforcés et la mise en place de réformes spécifiques ont définitivement mis hors circuit la majorité des leaders de cette Union.  Un sevrage mal digéré par tous ceux-ci qui ont dû s’unir. Car comme on le dit souvent, « quand on a un ennemi commun, on s’associe pour l’abattre ». Aussi, dès la formation de son deuxième gouvernement en 2007, Boni Yayi a éjecté de son gouvernement tous les représentants de ces partis de l’Union fait la Nation. De quoi provoquer encore plus de la haine. Depuis le 18 Mars 2008 sur le terrain des athlètes à Kouhounou,  l’activisme  de cette union de déçus contre leur bourreau Boni Yayi est lancé. Un activisme politique qui a pour paradigme l’opposition radicale et le dénigrement systématique de toute initiative de Boni Yayi et  dont la finalité était l’élection présidentielle de Mars 2011. Après donc les résultats confirmant qu’ils ont ensemble passé trois ans à préparer une défaite mémorable,  les uns et les autres, conscients de l’incertitude qui plane sur leur avenir politique, préfèrent garder le silence pour ne plus envenimer les choses et laisser peut être une porte de sortie en vue d’éventuelles négociations avec Boni Yayi. Après tout, la politique n’est qu’un jeu d’intérêt. Mais de tout ceci une seule certitude, l’Union fait la Nation au regard du comportement et des prises de positions de ses ténors face à la débâcle du 13 Mars est incontestablement sur la voie de l’éclatement. Le départ de Paul Gnimagnon et son parti le NEP Mixalodo de l’Union  n’est que le signe annonciateur de la descente aux enfers d’une union née  contre un seul homme pour ramener le pouvoir du Nord vers le Sud, en fait. Le KO est consommé. 




PRESIDENTIELLE DU 13 MARS 2011

7052011

Le chauffeur reste 

Justin TCHALLA 

Arrivé en tête dans huit (08) départements sur douze (12) avec des scores écrasants, Boni YAYI bat le célèbre record jamais atteint dans l’histoire du Bénin par un candidat aux élections présidentielles.  Plus de 53%, c’est le chiffre qui retourne la clé de la Marina à son actuel locataire le président candidat, le docteur Thomas Boni YAYI. Déjà obtenu au premier tour de l’élection présidentielle du 13mars 2011, ce chiffre permet au candidat du changement de passer d’un seul coup donc le K.O. Après la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) présidée par Joseph GNONLONFOUN, et l’attestation par la Cour constitutionnelle des tendances avancées, le K.O est définitivement consommé. Tout au long de la campagne et même durant la précampagne électorale, ce résultat était voulu et donc chanté sur tous les toits par les yayistes. Si c’était un crime, le juge dirait tout simplement que ce K.O est prémédité. Pour mémoire, le K.O a été le mot le plus prononcé par les militants et sympathisants des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) tout au long de la campagne électorale et comme pour rivaliser, ce mot devient celui d’introduction de tous les autres candidats à la magistrature suprême. Certains, même réunis à dix, l’emploient   juste pour faire plaisir à leur candidat tout en sachant qu’ils  ne disposent  d’une popularité aussi importante pour faire passer leur leader au premier tour des élections. Quant aux hommes et femmes du changement, ils emploient le K.O en toute conscience comptant bien sur leurs  effectifs  pléthoriques lors des meetings et sont déterminées à préserver les atouts du changement. Les militants de la majorité présidentielle ont prouvé leur détermination le dimanche 13 mars 2011 décidant ainsi de ne pas changer de chauffeur en si bon chemin. Aux dires de ces électeurs, cet extraordinaire véhicule de changement a déchargé d’innombrables réalisations parmi lesquelles figurent la gratuité de l’enseignement maternel, primaire et le secondaire pour les filles sans oublier les universitaires. La gratuité de la césarienne, le microcrédit aux plus pauvres, le reversement de milliers d’agents contractuels en agents permanents de l’Etat, l’ouverture de nouveaux centres universitaires et la réouverture des écoles normales supérieures, la mécanisation de l’agriculture et la liste est longue … 

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » dit-on. Les Béninois préfèrent le concret au rêve ambitieux et défaillant qui risquerait de ralentir le développement amorcé depuis Avril 2006. Et comme pour réduire le coût des élections à l’Etat béninois et amoindrir les peines des membres de la CENA, le peuple béninois décide par la voix des urnes de n’organiser qu’un seul tour en départageant très tôt les 14 challengers en liste. Historique et incroyable mais vrai et légal, le K.O est consommé et le chauffeur reste pour  continuer  son chemin vers l’émergence et la prospérité partagée au Bénin. 




Après sa brillante réélection à la tête du Bénin

7052011

Yayi reçoit les félicitations de l’Ue et de la France 

José Manuel Durao Barroso, Président de la Commission européenne et Nicolas Sarkozy,  Président de la République française, ont adressé dans la journée du mercredi 30 Mars 2011 soit quelques heures seulement après la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 13 mars dernier, leurs félicitations respectives à Boni Yayi, qui veinait d’être réélu Président de la République du Bénin pour les cinq prochaines années.   

Lire l’intégralité des deux messages 

MESSAGE DE MONSIEUR NICOLAS SARKOZY, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE A BONI YAYI, 

Président de la république du Bénin Paris, le 30 mars 2011 

Monsieur le Président, Je suis heureux de vous adresser, à l’occasion de votre réélection à la Présidence de la République du Bénin, mes très sincères et chaleureuses félicitations. 

L’élection présidentielle qui vient de se dérouler a permis d’ancrer encore davantage la démocratie dans votre pays, qui apparaît plus que jamais comme un exemple de paix et de stabilité sur le continent africain. 

Je suis certain que la politique d’apaisement et de dialogue que vous continuerez à promouvoir pendant votre second mandat, de même que la poursuite de votre engagement dans la lutte contre la corruption et la pauvreté, contribueront aux progrès du Bénin et à l’amélioration des conditions de vie du peuple béninois. Je me félicite des forts liens d’amitié et de coopération qui lient la France au Bénin. 

Soyez assuré de mon engagement à les renforcer encore davantage au cours de ces prochaines années, dans l’intérêt des deux pays. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération. 

Nicolas SARZKOZY 

 

MESSAGE DE MONSIEUR JOSE MANUEL DURAO BARROSO, PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE, A SON EXCELLENCE MONSIEUR BONI YAYI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN 

« Excellence, Monsieur le Président de la République, Au nom de la Commission européenne et en mon nom personnel, permettez-moi de vous présenter mes chaleureuses félicitations pour votre réélection à la Présidence de la République du Bénin et de vous souhaiter, à cette occasion, un très grand succès dans l’accomplissement de votre second mandat à la tête du Bénin. 

En votant dans le calme et la dignité, la population béninoise a démontré sa grande maturité politique et son profond attachement à la démocratie. Consciente de l’importance que représentaient ces élections présidentielles, l’Union européenne a apporté à votre pays un soutien conséquent pour la préparation et l’organisation de ces élections. 

Je suis particulièrement heureux qu’elles aient pu avoir lieu sur base de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) qui représente une réelle avancée pour la démocratie béninoise. J’ai la conviction que, sous votre autorité, le Bénin œuvrera pour préserver ses précieux acquis démocratiques et continuera d’être, à cet égard, le modèle qu’il est depuis plusieurs années en Afrique. 

Je voudrais également vous encourager dans la poursuite des réformes nécessaires, notamment en ce qui concerne l’administration publique, l’amélioration de la gestion des finances publiques ou l’encouragement à l’investissement privé. 

Des actions concrètes sont indispensables pour améliorer la gouvernance économique et politique. Il est essentiel de promouvoir des réformes qui favorisent la croissance, l’emploi et le développement qui seuls permettront, avec une redistribution équitable, de lutter efficacement contre la pauvreté et d’assurer une stabilité durable. 

Enfin, je me réjouis du rôle que joue votre pays dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique occidentale et de son engagement à œuvrer pour l’intégration ouest-africaine. Soyez assuré que la Commission européenne continuera d’être aux côtés du Bénin et de lui apporter un soutien résolu et déterminé. Je vous prie d’agréer, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération. 

José Manuel Durao Barroso » 

 

En délors de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française, Monsieur Jose Manuel Durao Barroso, Président de la Commission Européenne et Ban KI-MOON secrétaire général de l’ONU, une dizaine de chefs d’Etats ont adressé au président Boni Yayi réélu leur message de félicitation et de soutien au lendemain de la proclamation des résultats définitifs de l’élection du 13 Mars dernier. Parmi eux figurent, le président Nigérian Goodluck Jonathan, Ali Ben BONGO du Gabon, Abdoulaye Wade du Sénégal, Faure GNASSINGBE du Togo, HU Jintao de la République Populaire de Chine, Paul KAGAME du Rwanda,  Mme Dilma ROUSSEFF de la République Fédérative du Brésil et  Vouter PLOMP Premier Ministre du Royaume des Pays-Bas pour ne citer que ceux là.  




1ER TOUR DES PRESIDENTIELLES 2011

7052011

Les résultats qui battent UN KO 

Le Cour constitutionnelle après avoir donné les résultats provisoires du scrutin du 13 mars dernier a confirmé les chiffres avancés, le 30 mars soit cinq jours p)lus tard. Ainsi, elle a déclaré définitivement élu dès le premier tour le président sortant de la République du Bénin, le docteur Boni Yayi avec 1. 579. 550  voix soit 53,14% des suffrages exprimés contre 1. 059. 396 voix soit 35,64% pour son principal challenger Me Adrien HOUNGBEDJI. Aucun des recours formulés par les candidats Abdoulaye Bio TCHANE, Adrien HOUNGBEDJI et même Boni Yayi n’a été recevable par l’institution de Me Robert DOSSOU.  Voici tous les résultats du vote.       

 

Nombre d’électeurs inscrits relevés par la Cour : 3. 668. 558 

Nombre de votants : 3. 111. 833 

Suffrages exprimés : 2. 972. 445 

Majorité absolue : 1. 486. 223 

Suffrages obtenus par : 

 

1- Monsieur François Janvier YAHOUEDEOU : 16. 591    

 

2- Monsieur Prudent Victor TOPANOU : 11. 516         

 

3- Monsieur Késsilé TCHALA SARE : 9. 469          

 

4- Monsieur Christian Enock LAGNIDE : 19. 221           

 

5- Monsieur Salifou ISSA : 37. 219                             

 

6- Monsieur Salomon Joseph Ahissou BIOKOU : 7. 893     

 

7- Monsieur Abdoulaye BIO TCHANE : 182. 484        

 

8- Monsieur Antoine DAYORI : 8. 426                     

 

9- Monsieur Adrien HOUNGBEDJI : 1. 059. 396      

 

10- Monsieur Boni YAYI : 1. 579. 550           

 

11- Monsieur Jean Yves SINZOGAN : 13. 561       

 

12- Madame Akuavi Marie Elise Christiana GBEDO : 12.017      

 

13- Monsieur Cyr KOUAGOU M’PO : 9. 285              

 

14- Monsieur Joachim DAHISSIHO : 5. 817 ;   

Suffrage obtenu en pourcentage par :   

1- Monsieur François Janvier YAHOUEDEOU :             0,56% 

 

2- Monsieur Prudent Victor TOPANOU :                             0,39% 

 

3- Monsieur Késsilé TCHALA SARE :                               0,32% 

 

4- Monsieur Christian Enock LAGNIDE :                          0,65% 

 

5- Monsieur Salifou ISSA :                                                1,25% 

 

6- Monsieur Salomon Joseph Ahissou BIOKOU :                 0,27% 

 

7- Monsieur Abdoulaye BIO TCHANE :                             6,14% 

 

8- Monsieur Antoine DAYORI :                                       0,28% 

 

9- Monsieur Adrien HOUNGBEDJI :                            35,64% 

 

10- Monsieur Boni YAYI :                                            53,14 % 

 

11- Monsieur Jean Yves SINZOGAN :                              0,45% 

 

12- Madame Akuavi Marie Elise Christiana GBEDO :           0,40% 

 

13- Monsieur Cyr KOUAGOU M’PO :                               0,31% 

 

14- Monsieur Joachim DAHISSIHO :                                0,20 % 




APRES SON ECHEC AUX PRESIDENTIELLES

7052011

 

Arien HOUNGBEDJI prend sa retraite  politique 

 

Après son échec aux élections présidentielles  du 13 Mars 2011, Me Adrien HOUNGBEDJI se retire de la scène  politique béninoise. Sage décision, digne d’un démocrate avéré soucieux de donner une chance à la nouvelle génération,  Me Adrien HOUNGBEDJI décide de ne pas se présenter aux élections législatives d’Avril 2011. Vieux routier en matière de politique, Président du PRD, ancien Procureur de la république, Avocat à la cour, Me Adrien HOUNGBEDJI prend sa retraite politique après qu’il a été passé juste à côté de la plus haute fonction de l’Etat avec plus d’un million d’électeurs derrières lui. Il est parfois sage de se plier aux décisions du destin et c’est ce que vient de faire le Président HOUNGBEDJI. Toujours élu Député à l’Assemblée Nationale, le N°1 des Tchocotchoco était bien parti en 2006 pour être élu président de la République puisqu’au soir des élections présidentielles de Mars 2001, il était arrivé en troisième position après le Général Mathieu KEREKOU et Nicéphore Dieudonné SOGLO. Ces derniers frappés par le critère d’âge prévu par la constitution du 11 décembre 1990  ne pouvaient plus se présenter aux élections présidentielles de Mars 2006. Par déduction logique, le pouvoir revenait alors à la troisième personnalité qui  reste toujours en course. Mais le sort en a décidé autrement. Le vent du changement a soufflé et a emporté ce rêve. L’auteur du changement le docteur Thomas Boni YAYI fraîchement venu de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) propose un programme radicalement opposé à ce qui a été exécuté jusque là. Ce programme a eu grâce aux yeux des populations fatiguées de la vieille classe politique.  Le désir des béninois de changer les règles du jeu et de placer un nouvel homme à la tête du pays l’emportait alors  sur l’ambition de perpétuer les œuvres de l’ancien régime proposées par Me Adrien HOUNGBEDJI. Il perdait alors l’élection en 2006 et a commencé les préparatifs pour sa dernière chance. Mais visiblement, il s’était réveillé trop tard. En 2010, le grand rassemblement des partis politiques dont, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD) dont il est président, la Renaissance du Bénin (RB) de Madame Rosine VIEYRA SOGLO légué en héritage à son fils Léhady, le Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (MADEP) de Séfou FAGBOHOUN, le Parti Social Démocrate (PSD) de Bruno AMOUSSOU et  Force Clé de Lazare SEHOUETO sous la dénomination de l’Union fait la Nation (UN), laissait croire que 2011 verrait l’arc-en-ciel au pouvoir. Tout était prêt et les célèbres doyens de la politique en République du Bénin se mobilisent du côté de l’Union fait la Nation. Mais en fin des comptes, les fruits n’ont plus tenu la  promesse des fleurs ou plutôt la récolte a été insuffisante pour remplir le grand grenier.  « L’homme propose et Dieu dispose » dit-on et tout concourt au bonheur de ceux qui aiment Dieu. Me Adrien HOUNGBEDJI échoue et se retire.  L’honnêteté et la sagesse qui incarne cette décision  rehausse son image et donne un bon exemple à tous les dirigeants à divers niveaux au Bénin et en Afrique. Chaque chose à son temps et il faut savoir quitter les bonnes choses avant que les bonnes choses ne nous quittent.   Enseigne la sagesse. 







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